Modes de déplacements

Rester chez soi ?

Faut-il rester chez soi pour bien faire ?

L'être humain a toujours eu la nécessité de se déplacer d'abord pour subsister, puis pour visiter ses pairs et enfin pour se distraire. Aujourd'hui, les progrès techniques font qu'il est devenu facile chez nous de se déplacer à plusieurs centaines ou milliers de kilomètres, d'une façon individuelle ou collective. Mais la plupart des terriens n'ont pas les moyens de quitter leur territoire ou région. Une minorité -pays occidentaux- peut se permettre de rouler en voiture au quotidien, prendre l'avion...

Déplacement et empreinte écologique ?

Les déplacements pèsent-ils tant que cela sur l'environnement ?

Oui, pour plusieurs raisons :
Matériaux : pour se déplacer, mis à part la marche à pied il faut du matériel. Pour fabriquer le matériel (vélo, voiture, avion...), il faut des matériaux et de l'énergie. De l'acier, de l'aluminium, des plastiques, des circuits imprimés électroniques, des fluides spéciaux etc. Or tous ces matériaux ne sont pas renouvelables. L'acier provient du fer, qui lui même est obtenue à haute température à partir du minerai de fer. Imaginez-vous les quantités nécessaires à la fabrication d'un Airbus?
Énergie: pour se déplacer, mis à part le vélo..., il nous faut alimenter le véhicule. Cela à commencer avec du bois ou du charbon pour faire bouillir de l'eau. Aujourd'hui, c'est le pétrole qui fait avancer les choses. Or les réserves ne sont pas inépuisables. Les occidentaux vont liquider les réserves en moins de 2 siècles. Idem pour le gaz ainsi que pour l'énergie électrique. S'il fallait rouler à l'électricité, combien de centrales nucléaires faudrait-il mettre en route ?
Pollution: la combustion d'énergie fossile est émettrice de CO2 (gaz carbonique) et autres composants (métaux lourds...). Or la planète émet plus de CO2 qu'elle ne peut en réabsorber. C'est la cause principale du réchauffement climatique.

Voiture ?

Pourra t-on encore rouler en voiture ?

Oui mais dans une certaine mesure. Il est fort probable que la voiture individuelle va devoir évoluer à tous points de vue.
Covoiturage : il sera trop onéreux et anti-écologique de rouler seul. L'auto-stop a malheureusement disparu dans nos contrées du fait du fort niveau d'équipement en véhicules individuels. Par contre, avec la crise pétrolière et économique, le covoiturage s'organise petit à petit grâce aux arrangements entre collègues, entre voisins, avec ou sans l'aide de sites Internet. Des parkings sont aménagés spécialement à cet effet. Espérons que le pétrole devienne suffisamment onéreux pour inciter ou obliger les gens à s'organiser. Aux employeurs de faciliter la tâche également (horaires, rétributions...)
Petite voiture: les constructeurs n'ont anticipé ni la crise économique, ni la crise écologique, ni la crise pétrolière. En 2008, il se vend encore les véhicules les plus gourmands et les plus polluants. Les choses ne sont pas simples : fabriquer des voitures très sobres ne suffira pas car les français rouleront autant sinon plus pour le même budget!
Location / multipropriété: à quoi bon rester propriétaire d'une voiture qui finalement roulera de moins en moins. Des associations ou entreprises proposent des locations à l'heure, près de chez vous en ville. Nettement moins onéreux que l'achat et l'entretien d'un véhicule. Formidable d'un point de vue empreinte écologique ! Moins d'acier, moins de cuivre, moins de caoutchouc etc. Possibilité également d'achat d'un véhicule à plusieurs, sous forme associative ou autre.
Kilométrage limité: il serait bon de ne pas dépasser 2000 km / an et par personne pour ne pas dépasser notre quota CO2. Peut-être faudrait-il taxer davantage les déplacements en voiture individuelle au delà de cette limite ou inciter à rouler moins en créant à l'inverse, une réduction d'impôts pour celles et ceux qui roulent peu.

Et les transports collectifs ?

Et les transports collectifs, train avion...?.

Vous décidez de vous déplacer en transport en commun. Bravo. Oui mais dans quelle mesure?

Autobus, métro : l'idéal serait de se déplacer en bicyclette, une des meilleures inventions de l'homme. Réservons l'autobus ou métro pour les grands trajets, les personnes âgées, etc. Il faut se dire que plus il y aura de cyclistes, moins il y aura besoin de fabriquer de moyens de transports. Dans quelques années, les transports en commun seront appelés à se développer de façon exponentielle.

Autocar, train: les petites lignes de train régionaux ont été rayées de la carte. Dommage car le chemin de fer, comme son nom l'indique, offre un coefficient de roulement exceptionnel avec des roues pratiquement inusables. Le pneumatique quant à lui, s'écrase sur le bitume et demande ainsi davantage d'énergie. Il a été vu un homme tirer un wagon. Alors priorité au train ! Habitez-donc près d'une gare... En 2050, il est évident que tout s'organisera autour des gares. Souvenez-vous des modes de déplacements dans les pays de l'Europe de l'Est, avant 1990 : les transports en commun y étaient très développés. Peu de voitures circulaient. L'auto-stop était organisé en rétribuant le chauffeur. Un bel exemple d'organisation pourtant très critiqué par les gens de l'Ouest à l'époque.

Avion: ce moyen de transport collectif a eu le vent en poupe ces dernière années. Il coûtait moins cher de prendre l'avion comparé au train. Les tendances s'inversent et c'est tant mieux. Si vous êtes soucieux de la planète, vous ne devriez prendre l'avion qu'une fois dans votre vie, et encore. Savez-vous qu'un seul trajet en avion équivaut à votre quota CO2 voiture? Alors il faut choisir : un trajet en avion ou 2000 km en voiture par an? Il est injuste que le kérosène soit détaxé ainsi. Consulter également notre rubrique voyage.

Ce que vous pouvez faire :

Elus : suggérer aux citoyens de se déplacer autrement, dans la mesure du possible.
Vous pouvez organiser un système communal de covoiturage, augmenter les possibilités de transport en commun (trains, autocars...), faciliter les déplacements en bicyclette dans votre ville,...

Vous : éviter les trajets (surtout individuels) en voiture en vous promettant de diminuer de 10 à 20 % le nombre de km parcourus la prochaine année. A discuter en famille! En résumé : se déplacer oui, mais autrement!